Maison d’angle avec jardin d’hiver à Ledeberg

Maison d’angle avec jardin d’hiver à Ledeberg
La partie chauffée de cette maison de ville est installée dans un volume rectangulaire blanc agrémenté de séjours en face avant et arrière. Les escaliers ouverts, les entresols et beaucoup de transparence créent une maison spacieuse et aérée. Le jardin d’hiver attenant constitue un espace couvert non-chauffé qui permet d’effectuer de nombreuses activités pour lesquelles une maison de ville classique s’avère souvent trop exiguë. Il est en effet possible d’y jouer, d’y réparer les vélos, d’y aménager un petit jardin de plantes aromatiques, etc. Ce jardin d’hiver forme ainsi le prolongement de la maison tout en créant une zone tampon avec la place voisine.
Une parcelle d’angle sur une rue animée avec ligne de tram et trottoir étroit à Gand. Pour faire la transition entre espaces public et privé, les architectes ont adossé le volume habitable à l’immeuble voisin en l’entourant d’un manteau de briques. L’espace non chauffé entre façade et habitation fait office de jardin d’hiver polyvalent.
La régie communale de développement urbain SOGent a choisi une parcelle d’angle coincée entre deux rues pour la soumettre en concours à un pool d’architectes dans le cadre de son projet ‘parcelles résidentielles urbaines’. Ce dernier permet à de jeunes bâtisseurs, sous certaines conditions, d’accéder à des terrains bon marché. Pour leur projet de construction, les acheteurs de ces terrains peuvent donc choisir parmi une série de propositions issues du concours.
Le choix s’est porté sur le projet de l’architecte Koen Matthys et de STUDIOLO architectuur. Koen Matthys : « Afin d’adoucir la transition entre l’animation de la rue et l’habitation, nous avons collé le volume chauffé à l’habitation voisine et l’avons entouré d’un manteau de briques. Ainsi est né un espace supplémentaire, non chauffé qui assure une séparation acoustique, thermique et psychologique entre public et privé. Toutes les pièces de vie donnent sur ce jardin d’hiver. Au niveau +1, l’atelier ouvre par une double porte pivotante à 180° sur une terrasse surplombant le jardin intérieur. Le même type de porte se retrouve au rez-de-chaussée. »
Les espaces de nuit se trouvent aux niveaux inférieurs ; au niveau intermédiaire se trouvent le salon et un atelier ; tout en haut sont logés la cuisine et l’espace repas.
« Le jardin d’hiver est utilisé pour réparer les vélos, jouer aux fléchettes, stocker le bois pour le poêle, … De plus, nous y puisons de l’air pour la ventilation de type C. Cela nous permet d’éviter de faire entrer de l’air glacial en hiver, et élimine également les nuisances sonores venant de la rue qui passent par les grilles de ventilation dans les châssis. Dans l’autre rue, nous avons prévu une entrée arrière qui donne sur un petit espace extérieur avec possibilité de ranger des vélos. »
Les maîtres d’ouvrage souhaitant une chambre supplémentaire, l’arrière de l’habitation a été légèrement enterré de manière à créer des demi-niveaux. Les espaces de nuit se trouvent aux niveaux inférieurs ; au niveau intermédiaire se trouvent le salon et un atelier ; tout en haut sont logés la cuisine et l’espace repas. Les locaux techniques – buanderie, salle de bains, rangement – sont adossés à la circulation verticale au centre du logement et sont tous reliés à la gaine centrale, permettant une distribution flexible. Escalier ouvert et transparence confèrent à l’ensemble une impression de légèreté et d’espace.
Koen Matthys : « Une terrasse intime et légèrement surélevée jouxte la cuisine, protégée des regards par le manteau de briques qui atteint environ 1 m 80 à cet endroit. Un large escalier en éventail mène à une terrasse solarium au-dessus de la cuisine, avec vue sur la ville. Nous avons ainsi pu concevoir des espaces extérieurs de qualité sur cette parcelle ingrate. »
Le manteau de briques est réalisé avec deux briques de parement pleines Terca Milosa Hoornbloem séparées par une coulisse. « La coulisse nous permet d’extraire de l’air au niveau de la terrasse pour la ventilation. La brique nous a séduite par son caractère intemporel et son cachet. Elle est légèrement lustrée, ce qui donne de beaux éclats au soleil, et présente des nuances de gris, de brun et de vert. »
« Nous ne l’avons pas seulement utilisée pour l’esthétique mais également de façon constructive, sans prévoir de structure porteuse sous-jacente. Pour absorber les charges de vent, des trumeaux ont été placés sur la face intérieure. La maçonnerie est réalisée selon un appareillage aléatoire avec un joint mince de 8 mm, rejointoyé avec un joint chanfreiné pour rendre l’ensemble encore plus vivant. »
Pour compléter le tout, le sol du jardin d’hiver a été réalisé avec les mêmes briques.
Reportage BBM, Belgian Building Materials
Information sur le projet
Architecte | STUDIOLO architectuur, Koen Matthys |
Lieu | Gent |
Photographie | Stijn Bollaert |
Produit | Terca Milosa Hoornbloem |
Un mur en maçonnerie embrasse le volume habitable et le jardin d’hiver. La brique de parement Milosa Hoornbloem soutient l’aspect massif du grand pan de façade, tout en créant de la vie. Légèrement brillante, sa couleur alterne entre teintes de gris, de brun et de vert. Le choix d’utiliser la brique Milosa Hoornbloem dans le jardin d’hiver à la fois comme brique de parement et comme pavé renforce l’unité de cet espace.
Ensemble, nous concrétiserons littéralement vos rêves dans nos showrooms.